Le solitaire. Si vous avez déjà ouvert un vieux PC sous Windows, ou traîné un paquet de cartes pendant des vacances un peu longues, vous voyez exactement de quoi on parle. Un jeu simple en apparence, presque silencieux, mais qui peut vous avaler une demi heure sans prévenir. Et le truc, c’est que beaucoup de gens « jouent au feeling » sans vraiment connaître les règles propres, les placements de départ, ce qu’on a le droit de faire ou non.
Donc voilà. Ici, on va poser les règles du solitaire classique, celui qu’on appelle souvent « patience » (et en français, on entend aussi « réussite », même si selon les familles il peut y avoir des nuances). Le but est clair, la mise en place aussi. Ensuite, tout se joue sur les déplacements, la gestion du tirage, et la façon de construire les colonnes.
Le principe du solitaire (version classique)
Le solitaire est un jeu de cartes qui se joue seul, avec un jeu standard de 52 cartes, sans jokers.
Objectif : construire 4 piles de fondation, une par couleur (pique, cœur, carreau, trèfle), en ordre croissant de l’as au roi.
Ça veut dire, très concrètement :
- une pile de piques : as, 2, 3… jusqu’au roi
- une pile de cœurs : as, 2, 3… jusqu’au roi
- une pile de carreaux : as, 2, 3… jusqu’au roi
- une pile de trèfles : as, 2, 3… jusqu’au roi
Vous gagnez quand les 52 cartes sont placées dans ces 4 fondations.
Et entre le départ et ce moment glorieux, il y a le tableau, les colonnes, les cartes cachées, les cartes visibles, le talon (pioche), et parfois des blocages un peu frustrants.

Matériel nécessaire
Rien de sophistiqué :
- un jeu de 52 cartes
- une surface pour étaler les cartes (table, bureau, lit… oui, ça marche, mais ça glisse)
En version numérique, les plateformes en ligne et les applis reprennent la même logique, avec parfois des options de pioche différentes. On y revient.
Mise en place du jeu (la distribution de départ)
La distribution de départ est très codifiée. C’est là que beaucoup se trompent quand ils jouent avec de vraies cartes.
Vous disposez 7 colonnes (ou « piles du tableau ») de gauche à droite.
- colonne 1 : 1 carte, face visible
- colonne 2 : 2 cartes, 1 face cachée + 1 face visible
- colonne 3 : 3 cartes, 2 face cachées + 1 face visible
- colonne 4 : 4 cartes, 3 face cachées + 1 face visible
- colonne 5 : 5 cartes, 4 face cachées + 1 face visible
- colonne 6 : 6 cartes, 5 face cachées + 1 face visible
- colonne 7 : 7 cartes, 6 face cachées + 1 face visible
Au total, ça fait 28 cartes distribuées dans le tableau.
Les 24 cartes restantes sont placées à part. Elles forment la pioche, souvent appelée « talon » ou « réserve ». Elles sont face cachée, et vous les retournez au fil du jeu selon les règles de tirage.
Et en haut, vous laissez de la place pour les 4 fondations (au début, elles sont vides).

Les fondations (les 4 piles à compléter)
Les fondations se construisent par couleur, en ordre croissant.
Règle : on ne peut poser une carte sur une fondation que si elle suit la séquence et la couleur.
Exemples :
- vous ne pouvez poser un 2 de cœur que sur l’as de cœur
- vous ne pouvez poser un 3 de pique que sur le 2 de pique
- vous ne pouvez pas mettre un 2 de carreau sur un as de cœur, même si « ça vous arrange »
Simple, strict. C’est une montée du début à la fin.
Les colonnes du tableau (là où tout se joue)
Les 7 colonnes servent à manipuler les cartes, révéler celles qui sont cachées, et créer des séquences déplaçables.
Règle principale : dans le tableau, on construit des séquences en ordre décroissant, en alternant les couleurs rouge et noir.
Rappel :
- rouge : cœur, carreau
- noir : pique, trèfle
Donc :
- un 9 noir peut recevoir un 8 rouge
- un 8 rouge peut recevoir un 7 noir
- etc.
Exemple de séquence valide : Roi de trèfle, Dame de cœur, Valet de pique, 10 de carreau…
Et exemple de séquence invalide : 10 de cœur sur Valet de carreau (mauvais ordre) ou 8 de carreau sur 9 de cœur (mauvaise alternance, rouge sur rouge).
Déplacements autorisés (les mouvements de base)
Vous pouvez déplacer :
- Une carte visible (face ouverte) d’une colonne vers une autre colonne, si elle respecte l’ordre décroissant et l’alternance rouge noir.
- Un groupe de cartes visibles en séquence correcte, en les prenant « en bloc » et en les posant sur une carte compatible.
Exemple : si vous avez une suite 7 noir, 6 rouge, 5 noir, vous pouvez déplacer tout le paquet sur un 8 rouge disponible ailleurs.
- Une carte visible vers une fondation, si elle correspond à la prochaine carte attendue de cette couleur.
- Une carte de la pioche (ou de la défausse selon la variante) vers une colonne ou une fondation, si les règles le permettent.
Et il y a une règle que tout le monde connaît mais qu’on oublie parfois dans le feu de l’action :
Règle du roi : une colonne vide ne peut accueillir qu’un roi (seul ou avec une suite correctement construite dessous).
C’est important, parce qu’une colonne vide est une ressource énorme. Elle vous sert de « buffer », un espace de manœuvre. Mais vous ne pouvez pas y mettre n’importe quoi.

Retourner les cartes cachées
Quand vous déplacez une carte visible et que ça libère une carte face cachée en dessous, vous retournez cette carte. Elle devient jouable.
C’est une mécanique centrale du solitaire : vous jouez, pas seulement pour empiler joli, mais pour révéler.
Souvent, la bonne décision n’est pas celle qui envoie une carte en fondation le plus vite. C’est celle qui ouvre une colonne, ou qui retourne une carte cachée qui débloque la suite.
La pioche (les 24 cartes restantes)
Quand vous n’avez plus de coups possibles dans le tableau, vous tirez une carte depuis la pioche.
Là, il existe plusieurs variantes, et elles changent beaucoup la difficulté.
Variante la plus courante en ligne : tirer 1 carte
Vous retournez 1 carte de la pioche, elle devient visible et jouable. Si vous ne pouvez pas la jouer, elle va dans une défausse (un tas de cartes retournées). Puis vous tirez la suivante.
Selon les règles de la plateforme, on autorise ou non de « recycler » la défausse pour reformer la pioche quand elle est vide. En version classique, on le permet souvent, parfois avec une limite (par exemple, 3 passages maximum). En version « facile », c’est illimité.
Variante classique papier : tirer 3 cartes
Vous retournez 3 cartes à la fois (ou vous les faites défiler par paquets de 3). Seule la carte du dessus du paquet retourné est jouable.
Cette variante est plus difficile, parce qu’elle bloque des cartes derrière d’autres, et vous oblige à planifier. Vous voyez passer une carte utile mais pas accessible tout de suite, et ça peut être rageant.
Pour éviter la confusion, retenez ceci : la règle du solitaire « standard » dépend du support. Sur PC, c’est souvent 1 carte. En cartes physiques, beaucoup de gens jouent à 3. Les deux existent, et les deux sont légitimes, du moment que vous choisissez avant de commencer.
Conditions de victoire
Vous gagnez quand :
- les 4 fondations sont complètes
- chaque fondation va de l’as au roi
- toutes les cartes du tableau et de la pioche ont été déplacées vers les fondations
À ce moment là, en version numérique, ça fait généralement une animation où les cartes sautent partout. En version papier, ça fait juste… un petit silence satisfait.

Erreurs fréquentes (et règles qu’on applique mal sans s’en rendre compte)
Il y a des petites confusions très communes.
Mettre n’importe quelle carte dans une colonne vide
Non. C’est roi uniquement (et éventuellement une suite qui commence par un roi).
Oublier l’alternance rouge noir
La suite doit alterner. Ce n’est pas « décroissant seulement ». C’est décroissant + alternance.
Monter les fondations dans le désordre
Chaque fondation est une couleur unique. On ne mélange pas.
Croire qu’on doit absolument envoyer tout de suite vers les fondations
Ce n’est pas une règle, mais c’est un piège classique. Parfois, garder un 4 noir dans le tableau est plus utile que de l’envoyer en fondation, parce qu’il sert de support à des séquences et permet de libérer des cartes cachées.
Pourquoi le solitaire marche si bien (même aujourd’hui)
Le solitaire est populaire pour une raison très simple : il est compréhensible en 2 minutes, mais il garde une tension légère, un truc qui accroche.
- c’est un jeu calme
- on peut s’arrêter quand on veut
- il n’y a pas de pression sociale
- on a l’impression de « ranger » le chaos en ordre
Et puis, soyons honnêtes, la satisfaction de retourner une carte cachée et de découvrir exactement l’as qu’il vous fallait… ça ne vieillit pas.
Jouer au solitaire en ligne, et ce que ça change
Les plateformes de jeux en ligne proposent des tonnes de variantes : Klondike (le classique dont on parle ici), Spider, FreeCell, Pyramid, et d’autres. Certaines changent la distribution, d’autres les règles de déplacement, d’autres encore le nombre de couleurs ou de jeux de cartes.
Ce qui est pratique en ligne :
- le jeu gère la distribution sans erreur
- il vous empêche de faire des coups illégaux
- vous pouvez annuler, rejouer, changer la difficulté
- parfois il propose des indices (à utiliser avec modération, sinon ça casse un peu le plaisir)
Et puis, dans le même univers « cartes et hasard », beaucoup de gens passent aussi sur des plateformes de casino en ligne. Là, on n’est plus sur le même type de jeu du tout. Vous trouvez des classiques comme le poker, la roulette, le blackjack, et évidemment des machines à sous très variées. C’est plus orienté divertissement avec mise possible, donc il faut le voir comme une catégorie différente. Solitaire, lui, reste un jeu de patience pure, sans enjeu financier, juste vous et le paquet.
Petit résumé des règles du solitaire (pour l’avoir sous les yeux)
- 52 cartes, seul
- 7 colonnes : 28 cartes distribuées, dernière de chaque colonne face visible
- 24 cartes en pioche
- tableau : construire en descendant, alternance rouge noir
- fondations : construire en montant, même couleur, as vers roi
- colonne vide : roi uniquement
- retourner une carte cachée dès qu’elle est libérée
- pioche : tirer 1 ou 3 selon la variante, puis jouer si possible
- victoire : 4 fondations complètes
Si vous suivez ça, vous jouez « propre ». Après, le reste, c’est le jeu lui-même. Les choix. Les hésitations. Le moment où vous vous dites « non, si je bouge ça, je bloque tout », et vous avez raison… ou pas.
Et c’est pour ça qu’on y revient. Toujours.
Questions fréquemment posées
Qu'est-ce que le solitaire classique et quel est son objectif ?
Le solitaire classique, aussi appelé "patience" ou "réussite", est un jeu de cartes individuel utilisant un jeu standard de 52 cartes sans jokers. L'objectif est de construire quatre piles de fondation, une par couleur (pique, cœur, carreau, trèfle), en ordre croissant de l'as au roi.
Comment se déroule la mise en place initiale du jeu de solitaire ?
La mise en place consiste à distribuer 28 cartes en sept colonnes : la première colonne avec 1 carte face visible, la deuxième avec 2 cartes (1 face cachée + 1 visible), et ainsi de suite jusqu'à la septième colonne avec 7 cartes (6 cachées + 1 visible). Les 24 cartes restantes forment la pioche appelée "talon".
Quelles sont les règles pour construire les piles de fondation dans le solitaire ?
Les piles de fondation se construisent par couleur en ordre croissant strict : on ne peut poser une carte que si elle suit la séquence et la couleur. Par exemple, un 2 de cœur ne peut être placé que sur l'as de cœur.
Comment fonctionne la construction des colonnes dans le tableau du solitaire ?
Dans les colonnes du tableau, on construit des séquences en ordre décroissant tout en alternant les couleurs rouge (cœur, carreau) et noir (pique, trèfle). Par exemple, un 9 noir peut recevoir un 8 rouge. Cette alternance est obligatoire pour déplacer ou empiler les cartes.
Quels sont les déplacements autorisés dans le jeu de solitaire ?
Les déplacements autorisés incluent le déplacement d'une carte visible ou d'une séquence complète d'une colonne à une autre selon les règles d'alternance des couleurs et d'ordre décroissant. On peut également déplacer des cartes vers les fondations si elles suivent l'ordre croissant et la bonne couleur.
Quel matériel est nécessaire pour jouer au solitaire traditionnel ?
Pour jouer au solitaire traditionnel, il suffit d'un jeu standard de 52 cartes sans jokers et d'une surface plane comme une table ou un bureau pour étaler les cartes. En version numérique, des plateformes en ligne ou applications reprennent ces règles avec parfois des variantes dans le tirage.

