Bonne nouvelle : l’aïkido n’est pas un sport où tu dois acheter quinze accessoires avant même de transpirer. Mauvaise nouvelle : il y a quand même deux ou trois trucs à comprendre, sinon tu vas soit trop acheter, soit acheter n’importe quoi, soit arriver avec un pantalon de jogging qui glisse et te trahit au premier ukemi.

Je te liste ici ce qu’il faut vraiment pour débuter, ce qui est optionnel, et ce que tu peux attendre avant d’investir.

Tenue de base : ce que la plupart des dojos demandent

Le keikogi (souvent appelé « kimono »)

En aïkido, on porte un keikogi, généralement blanc. On entend encore « kimono » par habitude, mais si on veut être précis, c’est le keikogi (ou dogi).

Pour débuter, tu as deux options :

  • Venir avec une tenue de sport propre (t shirt sans fermeture éclair, pantalon de sport long, pas trop large, pas de poches qui accrochent). Beaucoup de clubs acceptent ça les premières séances.
  • Acheter un keikogi d’entrée de gamme dès que tu sais que tu vas continuer.

Ce que tu dois regarder au moment de choisir :

  • La solidité du tissu : l’aïkido, ce n’est pas que des mouvements « fluides » comme on le voit en vidéo. Il y a de la saisie, du tirage, des chutes. Un tissu trop fin se déforme vite.
  • Le confort : tu vas t’agenouiller, te relever, rouler. Si ça te serre aux épaules ou aux cuisses, tu vas le sentir.
  • La taille : mieux vaut un poil long que trop court, surtout pour les manches et les jambes. Après lavage, ça rétrécit un peu.

Petit détail auquel on ne pense pas : si ton dojo pratique beaucoup le travail à genoux (suwari waza), un pantalon trop fin peut vite s’user au niveau des genoux.

La ceinture (obi)

En débutant, la ceinture est presque toujours blanche. Et souvent, elle est vendue avec le keikogi.

Deux conseils très concrets :

  • Prends une longueur adaptée, pour pouvoir faire un nœud propre et garder deux pans pas trop longs. Trop long, ça traîne et ça s’ouvre.
  • Apprends à la nouer correctement dès le départ. C’est un mini rituel. Et ça évite de refaire le nœud toutes les dix minutes.

Et oui, tu vas galérer un peu au début. Tout le monde passe par là.

La hakama : pas nécessaire au début (et parfois même déconseillée)

La hakama, c’est ce pantalon large plissé, souvent noir ou bleu indigo, qu’on associe beaucoup à l’aïkido. Mais dans la majorité des dojos, on ne la porte pas tout de suite.

Les règles varient :

  • certains clubs la réservent à partir d’un certain grade (souvent 1er kyu) ;
  • d’autres la donnent aux yudansha (ceintures noires) ;
  • d’autres encore la laissent dès que le professeur l’autorise, parfois assez tôt.

Pourquoi attendre ? Parce que la hakama :

  • cache les pieds, donc tu vois moins bien tes placements au début ;
  • complique un peu les chutes si tu n’es pas à l’aise ;
  • s’abîme vite si tu la traînes sur un tatami rugueux sans savoir comment la plier, la porter, la respecter.

Donc franchement, si tu débutes : ne te précipite pas. Demande juste au professeur quelle est la règle du dojo, et garde ça pour plus tard.

Enfant rentrant dans un Dojo.

Les armes : bokken, jo, tanto… faut-il acheter tout de suite ?

Beaucoup de clubs font du travail aux armes en aïkido, mais pas tous, et pas forcément dès la première semaine. Là aussi, ça dépend du dojo.

Le bokken (sabre en bois)

C’est l’arme la plus classique en pratique. Un bon bokken doit être solide, bien équilibré, et agréable en main.

Pour un débutant :

  • évite le tout premier prix qui fend au bout de trois séances,
  • mais inutile de prendre un modèle « collector » en bois exotique.

Un bokken standard en chêne blanc ou rouge fait largement le job.

Le jo (bâton)

Le jo est un bâton d’environ 1,28 m. Là, le critère numéro un, c’est le bois et la finition : s’il est trop rugueux, tu vas avoir des ampoules, s’il est trop verni, ça glisse.

Et surtout, vérifie que le dojo utilise bien la taille classique. Certains travaillent avec des variantes, mais c’est plus rare.

Le tanto (couteau en bois)

Le tanto est souvent utilisé pour le travail de désarmement. Même logique : bois correct, pas trop léger, pas coupant évidemment.

Mon conseil simple : n’achète pas les armes avant d’avoir demandé. Certains dojos prêtent du matériel. D’autres demandent une forme précise (marque, longueur, type de bois). Et tu peux te retrouver avec un jo trop court ou un bokken trop épais pour la méthode du club.

Ce qu’on oublie souvent, mais qui compte vraiment

Les sandales (zori) ou tongs propres

Dans beaucoup de dojos, tu ne marches pas pieds nus hors du tatami. On met des zori ou des tongs pour aller aux vestiaires ou aux toilettes.

C’est bête, mais c’est important : hygiène, respect du lieu, et tu évites de ramener des saletés sur le tatami.

Prends une paire dédiée au dojo. Pas celles qui ont déjà fait la plage.

Une serviette et de l’eau

Oui, ça paraît évident, et pourtant. L’aïkido fait transpirer, parfois plus que tu ne l’imagines, surtout si le cours enchaîne beaucoup d’ukemi.

Une petite serviette, une gourde. Simple.

Ongles courts, pas de bijoux

Ça fait partie de « l’équipement » au sens large. Ongles courts pour ne pas griffer. Pas de bagues, bracelets, colliers, montres. Même si tu penses que ça ne gêne pas.

Ça gêne. Et ça peut blesser l’autre, ou toi.

Aïkido senior (60+) : doux… mais efficace ?
Il y a un truc qui revient souvent, quand on passe la barre des 60. On a encore envie de bouger, évidemment. Mais pas de se faire mal. Pas de rentrer d’un cours en boitant pendant trois jours, ou de devoir arrêter parce que l’épaule « a lâché ».

Protections : genouillères, coudières… utile ou pas ?

Ça dépend de ton corps, de ton âge, et de ton confort en chute.

  • Genouillères : utiles si tu as les genoux sensibles, si le tatami est dur, ou si le cours fait beaucoup de suwari waza.
  • Coudières : moins courantes, mais certains apprécient au début.
  • Protège dents : rarement utilisé en aïkido classique, mais si tu es anxieux, demande au professeur. Dans la plupart des cas, ça ne sert pas.

Le piège, c’est de tout protéger et de bouger crispé. Donc si tu prends des protections, prends quelque chose de fin, discret, qui ne t’empêche pas de rouler.

Quel budget prévoir quand on commence ?

Ça peut être très raisonnable.

  • Tenue de sport : 0 € si tu as déjà ce qu’il faut.
  • Keikogi débutant : souvent entre 30 et 80 € selon la qualité.
  • Ceinture : souvent incluse, sinon 10 à 20 €.
  • Zori ou tongs : 5 à 20 €.
  • Armes : variable, mais en général 20 à 60 € par arme pour du correct.

Et honnêtement, tu peux étaler. Tu peux commencer sans armes, parfois sans keikogi au tout début. Le plus important, c’est d’être propre, en sécurité, et de respecter les règles du dojo.

Comment choisir son keikogi sans se tromper

Si tu veux un repère simple :

  • si tu es plutôt léger et que ton dojo fait peu de saisies fortes, un keikogi « aïkido léger » peut suffire,
  • si ton dojo pratique de façon assez physique, ou si tu veux quelque chose qui dure, vise plus épais.

Et pense au lavage. Le blanc, ça vit. Ça jaunit si tu ne fais pas attention. Lave rapidement après entraînement, évite de le laisser en boule dans le sac pendant deux jours. Ça, c’est la recette du keikogi triste.

Dernier point : certains dojos aiment les tenues très blanches, d’autres s’en fichent un peu. Regarde autour de toi, adapte toi.

Tenue d’aïkido : kimono & ceinture (guide débutant)
Tu vas probablement entendre « kimono » dès ton premier cours. Et oui, tout le monde dit ça. Techniquement, en aïkido, on parle plutôt de keikogi ou de dogi (la tenue d’entraînement), mais si tu dis kimono, personne ne va te reprendre méchamment. En tout cas pas tout de suite.

Étiquette du dojo : l’équipement invisible

Ce n’est pas un objet, mais ça compte autant que le reste.

  • Arriver un peu en avance.
  • Avoir une tenue propre.
  • Saluer en entrant et en sortant du tatami.
  • Écouter les consignes de sécurité, surtout sur les chutes.

Parce que si tu as le meilleur keikogi du monde mais que tu ne sais pas où poser tes zori, ou que tu montes sur le tatami avec les pieds sales, ça va se voir. Et pas dans le bon sens.

La checklist simple pour ta première semaine

Si tu veux aller au plus pratique, voilà.

  • Une tenue de sport propre (ou un keikogi si le dojo le demande)
  • Une bouteille d’eau
  • Une petite serviette
  • Des tongs ou zori dédiées
  • Ongles courts, pas de bijoux

Et c’est tout.

Le reste viendra. La ceinture, tu l’auras vite. Les armes, quand tu sauras ce que le professeur veut. La hakama, plus tard, quand ce sera le moment. Et tu le sentiras, en général. Un jour tu plieras celle d’un ancien, tu galéreras, et tu te diras « ok, j’ai compris pourquoi on attend ».

Pour finir : acheter moins, pratiquer plus

Si tu débutes, l’erreur classique c’est de transformer l’aïkido en panier d’achat. Alors que l’essentiel, c’est le tatami, la régularité, et le fait d’accepter d’être débutant. Vraiment débutant. Tomber bizarrement, se relever, recommencer.

Prends l’équipement minimum, demande au dojo ce qu’il recommande, et donne toi quelques semaines. Tu sauras vite ce dont tu as réellement besoin. Et ce qui était juste… une envie de te sentir « prêt ». Alors que tu l’es déjà, en fait. Tu as juste à venir au cours.

Questions fréquemment posées

Quel équipement est nécessaire pour commencer l'aïkido ?

Pour débuter l'aïkido, il suffit généralement d'une tenue de sport propre (t-shirt sans fermeture éclair, pantalon de sport long) ou d'un keikogi d'entrée de gamme si vous êtes sûr de continuer. La ceinture blanche est généralement fournie avec le keikogi. Pas besoin d'acheter tout un tas d'accessoires dès le départ.

Qu'est-ce qu'un keikogi et comment choisir le bon ?

Le keikogi est la tenue traditionnelle portée en aïkido, souvent blanche. Pour bien le choisir, privilégiez un tissu solide qui résiste aux saisies et chutes, assurez-vous qu'il soit confortable pour les mouvements (agenouillements, roulades), et choisissez une taille légèrement plus grande pour compenser le rétrécissement au lavage.

Dois-je porter une hakama dès que je commence l'aïkido ?

Non, la hakama n'est pas nécessaire au début. Dans la plupart des dojos, elle est réservée aux pratiquants ayant atteint un certain grade (souvent 1er kyu ou ceinture noire). Elle peut gêner la visibilité des placements et compliquer les chutes pour les débutants. Il vaut mieux attendre l'autorisation du professeur.

Comment choisir et nouer correctement sa ceinture en aïkido ?

La ceinture blanche est standard pour les débutants et vendue avec le keikogi. Choisissez une longueur adaptée pour pouvoir faire un nœud propre avec des pans pas trop longs afin qu'elle ne traîne pas ou ne s'ouvre pas. Apprenez à la nouer correctement dès le départ : c'est un rituel important qui évite de devoir refaire le nœud fréquemment.

Faut-il acheter un bokken ou d'autres armes dès le début ?

Pas forcément. De nombreux clubs pratiquent les armes comme le bokken, jo ou tanto, mais pas toujours dès la première semaine ni dans tous les dojos. Si vous souhaitez acheter un bokken, évitez les modèles trop bon marché qui se cassent rapidement, mais inutile de prendre un modèle haut de gamme : un bokken standard en chêne blanc ou rouge suffit largement.

Quels conseils pour éviter d'acheter trop ou mal son équipement d'aïkido ?

Informez-vous auprès de votre dojo sur les règles spécifiques concernant la tenue et les accessoires. Commencez avec une tenue simple acceptée par le club avant d'investir dans un keikogi solide et confortable. Ne vous précipitez pas à acheter une hakama ou des armes sans savoir si elles sont nécessaires à votre niveau. Cela évite des achats inutiles et garantit que votre équipement correspond bien à vos besoins.