Le Triominos, c’est un de ces jeux qui se sortent facilement. Pas besoin de grand discours, pas besoin de « connaître les règles par cœur » avant d’oser commencer. On pose des triangles, on aligne des chiffres, on compte des points, et ça rigole vite autour de la table. En famille, entre amis, même avec des joueurs très différents (les rapides, les minutieux, ceux qui comptent tout, ceux qui jouent au feeling), ça marche.
Dans cet article, je vous explique la règle du Triominos, étape par étape, avec les points, les bonus, la pioche, et les conditions de fin de partie. Le but, c’est que vous puissiez lancer une partie sans vous arrêter toutes les deux minutes pour vérifier un détail.
Sommaire
- Pour jouer au Triominos, il vous faut
- Mise en place et début de partie
- Déroulement d’un tour
- La pioche et les pénalités
- Les bonus et figures spéciales
- Comment gagner une partie
- Petites précisions utiles (et erreurs fréquentes)
Pour jouer au Triominos, il vous faut
Le matériel est simple, et c’est aussi pour ça que le jeu est populaire.
- De 2 à 4 joueurs
- 4 chevalets (un par joueur, même si vous jouez à 2)
- 56 triangles (les « triominos »)
- Un bloc notes et un crayon pour noter les points
Les triangles sont numérotés sur leurs trois côtés. L’idée du jeu est de faire correspondre les côtés entre eux, un peu comme au domino, mais en triangle donc, avec plus de possibilités… et parfois plus de casse-tête.
Mise en place et début de partie
Avant de jouer, on mélange tous les triangles, puis on les étale face cachée sur la table. Il faut que tout le monde puisse piocher facilement.
Ensuite, chaque joueur pioche 7 triangles et les pose sur son chevalet, de façon à ne pas les montrer aux autres. Le reste des triangles reste au centre, toujours face cachée, et servira pour la pioche.
Qui commence ?
Il existe deux façons courantes de déterminer le premier joueur. Choisissez celle que vous préférez, mais surtout, mettez-vous d’accord avant de commencer.
Méthode 1 : le triple le plus élevé
Le joueur qui possède un triangle avec trois chiffres identiques (un « triple ») commence, et c’est celui qui a le triple le plus haut. Exemple : le triple 6 (6-6-6) commence avant le triple 5.
Méthode 2 : le triangle le plus fort en points
Chaque joueur regarde ses triangles, additionne les trois chiffres d’un triangle, et celui qui a le total le plus élevé commence. Exemple : un triangle 6-6-5 vaut 17 points.
Ces deux méthodes fonctionnent bien. La première est plus « classique ». La deuxième peut démarrer plus vite si personne n’a de triple, ou si vous voulez éviter de chercher longtemps.
Le premier coup et ses points
Le premier joueur pose un triangle au centre de la table. C’est la base de la partie.
- Il marque immédiatement les points du triangle posé (somme des trois chiffres).
- Il gagne en plus un bonus de 10 points pour avoir ouvert la partie.
- Et s’il commence en posant le triple 0 (0-0-0), il reçoit un bonus supplémentaire de 30 points.
Donc oui, commencer avec le triple 0, c’est un petit événement. Ça ne rapporte pas de points sur la pièce elle-même, mais les bonus compensent largement.

Déroulement d’un tour
Une fois le premier triangle posé, la partie continue dans le sens des aiguilles d’une montre.
À votre tour, vous devez poser un seul triangle de votre chevalet, en respectant la règle de correspondance.
Règle de pose
Vous devez placer un triangle de manière à ce qu’au moins un côté de votre triangle corresponde à un côté disponible d’un triangle déjà posé sur la table.
- Correspondre, ça veut dire : même chiffre contre même chiffre.
- Le placement doit être cohérent avec la forme que prend la « grille » sur la table. En Triominos, la construction peut s’étendre dans plusieurs directions, et on finit souvent avec une sorte de mosaïque.
Vous n’êtes pas obligé de faire compliqué. Parfois, le meilleur coup c’est juste celui qui passe, et qui vous évite de piocher.
Compter les points à chaque pose
À chaque fois qu’un joueur pose un triangle, il marque des points.
La règle de base est simple : vous additionnez les trois chiffres du triangle que vous venez de poser. Et vous ajoutez ce total à votre score.
Exemple : vous posez un triangle 3-5-5. Vous marquez 13 points (3 + 5 + 5).
Ensuite, on ajoute éventuellement des bonus, selon la figure formée (on y revient plus bas).
La pioche et les pénalités
Le Triominos est sympa, mais il a un petit côté « jeu de points qui pique », surtout quand on ne peut pas jouer. Parce que ne pas pouvoir poser un triangle, ce n’est pas neutre.
Si vous ne pouvez pas jouer
Si vous n’avez aucun triangle jouable sur votre chevalet, vous devez piocher un triangle.
Puis vous regardez : est-ce que ce triangle est jouable ?
- Si oui, vous pouvez le poser immédiatement.
- Si non, vous piochez encore, jusqu’à un maximum de trois triangles piochés pendant ce tour.
Tant que vous n’avez pas posé, vous continuez donc à piocher, avec cette limite de trois essais.

Pénalité à chaque pioche
Dès qu’un joueur pioche un triangle, il perd 5 points.
Donc :
- 1 pioche = -5 points
- 2 pioches = -10 points
- 3 pioches = -15 points
Et si après ces 3 pioches vous ne pouvez toujours pas jouer, vous subissez encore -10 points supplémentaires.
C’est une règle importante. Elle fait que les tours « bloqués » peuvent coûter cher, et ça pousse à réfléchir un minimum à la gestion de son chevalet.
Et s’il n’y a plus de triangles à piocher ?
Si la pioche est vide (plus de triangles sur la table) et que vous ne pouvez pas jouer, alors vous passez votre tour. Dans ce cas-là, vous ne perdez aucun point.
Ça évite de punir quelqu’un juste parce que le stock est vide.
Les bonus et figures spéciales
C’est là que Triominos devient plus fun, parce qu’on ne fait pas que poser « un triangle qui colle ». On essaye aussi, quand c’est possible, de créer des configurations qui rapportent gros.
Bonus si vous faites correspondre deux côtés
Si, en posant votre triangle, vous arrivez à faire correspondre deux côtés de votre triangle avec deux côtés déjà présents sur la table, alors vous marquez un bonus de 40 points.
En clair : votre triangle se « cale » sur deux côtés à la fois. Ce n’est pas toujours facile, mais quand ça arrive, c’est très rentable.
Note : vous marquez toujours les points normaux du triangle posé (la somme des trois chiffres), puis vous ajoutez le bonus.
Bonus du « pont »
Le « pont » est une figure spéciale qui rapporte 40 points de bonus.
L’idée, c’est que votre triangle vient compléter une structure de manière particulière, un peu comme s’il reliait deux zones et créait un passage, d’où le nom. Selon les éditions et les habitudes, on montre souvent un schéma pour être sûr qu’on parle tous de la même figure.
Si vous jouez en famille, le plus simple est de faire comme beaucoup de tables le font : dès qu’un joueur annonce « pont », on vérifie rapidement ensemble, et si tout le monde est d’accord, on donne les 40 points.
Dans le doute, gardez une règle maison claire, parce que c’est typiquement le genre de bonus qui peut créer un mini débat. Un débat de salon, mais quand même.

Comment gagner une partie
Il y a deux fins possibles, selon ce qui se passe sur la table.
Cas 1 : un joueur pose tous ses triangles
Le premier joueur qui se débarrasse de tous ses triangles gagne la partie.
Et il obtient :
- un bonus de 25 points,
- et l’ensemble des points (on y reviendra juste après, parce que c’est une phrase qui mérite d’être comprise correctement).
Dans beaucoup de façons de jouer, « récupérer les points » veut dire que le gagnant ajoute à son score la valeur des triangles restants chez les autres joueurs (souvent en additionnant les chiffres de leurs triangles non posés). Si vous jouez déjà comme ça, gardez cette logique, c’est cohérent et ça rend la fin plus intéressante.
Si vous débutez et que vous voulez faire simple, vous pouvez aussi vous contenter du bonus de 25 points et du score classique, mais bon… le Triominos est un jeu de points, donc autant en profiter.
Cas 2 : plus personne ne peut jouer
Parfois, la partie se bloque. Plus de coups possibles, ou plus de pioche, ou juste un plateau qui n’offre plus de correspondances accessibles.
Dans ce cas, la partie s’arrête. Le gagnant est alors le joueur qui a le moins de points dans son jeu (donc, celui qui a le moins de points « en main », sur son chevalet).
Et ce joueur :
- ajoute les points des adversaires (même logique que plus haut, en prenant en compte ce qui reste chez eux),
- mais ne bénéficie pas du bonus de 25 points.
Ce détail compte. Finir en premier, c’est récompensé plus fortement.
Petites précisions utiles (et erreurs fréquentes)
Quelques points qui reviennent souvent, surtout quand on joue avec des gens qui découvrent.
1. On ne pose qu’un triangle par tour
Même si vous avez un enchaînement évident, même si « ça vous arrange », non. Un seul triangle posé par tour. Sinon, le rythme et l’équilibre du jeu changent complètement.
2. Le score, notez-le au fur et à mesure
Ça paraît évident, mais si vous vous dites « on comptera à la fin », vous allez regretter. Entre les bonus à 40, les malus de pioche, et les points de chaque triangle, on se perd vite.
Faites simple : une colonne par joueur, et on met à jour après chaque tour.
3. Les bonus s’ajoutent, ils ne remplacent pas
Quand vous gagnez 40 points de bonus, vous ne perdez pas les points du triangle. Vous faites : points du triangle + bonus.
4. Clarifiez « pont » dès le début
Si vous sentez que ça peut être flou, prenez 30 secondes avant la partie, regardez la règle de votre boîte, et dites : « ok, voilà exactement ce qu’on appelle un pont ce soir ». Ça évite les discussions au moment où quelqu’un marque 40 points.
Pour résumer (vraiment simplement)
- Chaque joueur commence avec 7 triangles.
- On pose un triangle à tour de rôle, en faisant correspondre les chiffres des côtés.
- On marque les points du triangle posé, plus des bonus possibles.
- Si on ne peut pas jouer, on pioche (malus de -5 par pioche, jusqu’à 3), puis éventuellement -10 si ça ne passe toujours pas.
- Le premier à poser tous ses triangles gagne (bonus de 25). Sinon, si la partie est bloquée, gagne celui qui a le moins de points en main.
Et après… ça dépend surtout de la table. Certains jouent très « calcul », d’autres plus détendus. Mais le Triominos reste un jeu simple, convivial, et étonnamment addictif quand on commence à viser les bonus à 40 points.
Questions fréquemment posées
Qu'est-ce que le Triominos et pourquoi est-il facile à prendre en main ?
Le Triominos est un jeu de société simple et convivial qui se joue avec des triangles numérotés. Il ne nécessite pas de connaître les règles par cœur avant de commencer, car il suffit d'aligner des chiffres sur les côtés des triangles, compter les points, et s'amuser rapidement autour de la table.
Que faut-il pour jouer au Triominos ?
Pour jouer au Triominos, il faut de 2 à 4 joueurs, 4 chevalets (un par joueur), 56 triangles appelés triominos, ainsi qu'un bloc-notes et un crayon pour noter les points.
Comment se déroule la mise en place et qui commence la partie au Triominos ?
On mélange tous les triangles face cachée sur la table. Chaque joueur pioche ensuite 7 triangles qu'il place sur son chevalet sans les montrer. Pour déterminer qui commence, deux méthodes sont courantes : celui qui possède le triple le plus élevé (triangle avec trois chiffres identiques) ou celui qui a le triangle dont la somme des chiffres est la plus élevée.
Quels sont les points attribués lors du premier coup au Triominos ?
Le premier joueur pose un triangle au centre et marque immédiatement les points correspondant à la somme des trois chiffres du triangle posé. Il reçoit aussi un bonus de 10 points pour avoir ouvert la partie, et s'il commence avec le triple 0 (0-0-0), il gagne un bonus supplémentaire de 30 points.
Comment se déroule un tour pendant une partie de Triominos ?
Le jeu continue dans le sens des aiguilles d'une montre. À son tour, chaque joueur doit poser un seul triangle de son chevalet en respectant la règle de correspondance : au moins un côté du triangle posé doit correspondre à un côté disponible d'un triangle déjà sur la table avec le même chiffre.
Comment compter les points à chaque pose lors d'une partie de Triominos ?
À chaque fois qu'un joueur pose un triangle valide, il marque des points équivalents à la somme des chiffres du triangle posé. Des bonus peuvent également être attribués selon certaines figures spéciales ou conditions définies dans les règles du jeu.


