Il y a des jeux qui ont l’air tout simples sur la boîte. Et puis tu les sors, tu montes le truc en plastique au milieu de la table, tout le monde se dit « bon, ça va, c’est pour enfants ». Et trente secondes plus tard, tu as des ouistitis partout, quelqu’un accuse l’autre d’avoir « soufflé », et toi tu te surprends à retenir ton souffle comme si ta vie dépendait d’un bâton orange.

SOS Ouistiti, c’est exactement ça. Un jeu d’équilibre, de patience, de petites mains qui tremblent, et de gros fous rires quand tout s’écroule. Mais si on veut vraiment en profiter, éviter les disputes bêtes, et surtout jouer correctement, il faut être clair sur la règle. Pas juste « on retire un bâton et on espère ». Non, la règle du SOS Ouistiti a une logique. Et une petite cruauté aussi.

Dans cet article, je te mets tout à plat. Le matériel, la mise en place, le déroulement d’un tour, les cas un peu flous, comment on gagne. Et je te glisse aussi quelques astuces de table, parce que franchement, ça compte.

Ce qu’il te faut pour jouer

Avant de parler règle, on vérifie qu’on a tout. C’est bête, mais c’est souvent là que ça part en vrille, surtout si le jeu a déjà vécu.

Pour une partie de SOS Ouistiti, il te faut :

  • 1 arbre palmier (la structure, le tronc et la base)
  • 30 singes (les ouistitis)
  • 30 bâtons : 10 roses, 10 verts, 10 oranges
  • 1 dé (avec les couleurs)
  • 2 à 6 joueurs

Petit détail pratique : si tu joues à 2, le jeu reste fun, mais il est un peu plus « duel nerveux ». À 4 ou 5, ça devient plus chaotique, dans le bon sens du terme. Plus de tension, plus de rires, plus de « non mais c’est toi qui as fragilisé le côté vert ».

Le but du jeu (simple, mais pas si simple)

Le but du jeu est de suspendre les singes dans le palmier, puis de retirer des bâtons sans faire tomber trop de ouistitis pendant ton tour.

En clair : tu veux finir avec le moins de singes possible.

Ce n'est pas un jeu où tu accumules des points. Ici, les singes qui tombent, c'est une pénalité. Tu les récupères. Tu les gardes devant toi. Et à la fin, on compte.

Ça rend le jeu super lisible, même pour des enfants : « si ça tombe, c'est pour toi ». Et ça, bizarrement, motive tout le monde à être délicat.

Mise en place : comment préparer l'arbre (et éviter une partie bancale)

La mise en place est vraiment importante, parce qu'un palmier mal préparé peut rendre la partie injuste. Genre, un côté hyper dense et l'autre vide. Ou un étage qui tient sur un seul bâton. Oui, c'est drôle quand ça s'écroule, mais pas au bout de deux tours, sinon ça devient juste frustrant.

Voici la préparation, étape par étape :

Étape 1 : Monte l'arbre palmier

Monte l'arbre palmier sur sa base, bien stable au milieu de la table. Évite une nappe trop glissante, ça change tout.

Étape 2 : Insère les bâtons colorés

Insère les bâtons colorés dans les trous du tronc. Fais-le au hasard, oui, mais essaie quand même de répartir équitablement par niveau. L'idée, c'est qu'il y ait des bâtons un peu partout, pas juste en bas ou juste en haut. Tu as 10 roses, 10 verts, 10 oranges. Normalement, tu finis avec un bel équilibre visuel.

Étape 3 : Ajoute les singes

On les introduit par le haut du palmier, dans le tronc. Ils tombent et se stabilisent en s'accrochant aux bâtons. Là encore, c'est aléatoire. Tu ne dois pas choisir « celui-ci je le mets là pour piéger quelqu'un ». Sinon, ce n'est plus un jeu d'adresse, c'est un jeu de vengeance.

Astuce de bon sens : quand tu fais tomber un singe pendant la mise en place, tu le remets simplement dans le tronc. La partie n'a pas commencé, on ne compte rien. Le but, c'est d'avoir les 30 singes dans l'arbre au départ.

Début de partie : qui commence ?

La règle la plus courante, et celle qui marche le mieux avec ce jeu : le joueur le plus jeune commence.

Ensuite, on joue dans le sens des aiguilles d’une montre. Classique. Pas besoin de compliquer.

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Déroulement d’un tour : la règle du lancer de dé

À ton tour, tu fais toujours la même séquence :

  1. Tu lances le dé.
  2. Tu regardes la couleur indiquée.
  3. Tu retires un bâton de cette couleur, avec précaution.
  4. Tu récupères tous les singes qui tombent à cause de ton action, et tu les gardes devant toi.

C’est tout. Et pourtant, il y a plein de micro situations où les gens hésitent. Donc on va être précis.

Retirer un bâton : ce qui est autorisé

  • Tu peux retirer n’importe quel bâton de la couleur indiquée, où qu’il soit dans l’arbre.
  • Tu le retires avec une seule main, c’est généralement la règle implicite dans les jeux d’adresse. Et franchement, si tu utilises deux mains, tu triches un peu, même si personne ne dit rien.
  • Tu n’as pas le droit de secouer l’arbre, souffler, taper la table, ou « tester » en bougeant plusieurs bâtons avant de choisir. Le choix, c’est visuel, puis action.

Et oui, tu peux prendre ton temps. C’est même ça qui met l’ambiance. Tout le monde observe, ça retient son souffle, ça commente. Puis quelqu’un craque et dit « allez, fais-le ». Mauvaise idée, en général.

Les singes qui tombent : lesquels tu prends ?

Tu prends tous les singes qui tombent pendant ton tour, peu importe d’où ils viennent.

Même si tu as retiré un bâton en bas et qu’un singe au milieu se décroche en réaction. Même si ça entraîne une mini avalanche. Tout ce qui tombe à ce moment-là est pour toi.

Et pour éviter les discussions du type « mais il est tombé après, là, après deux secondes », une règle simple de table marche bien : on considère que ton tour se termine quand tout s’est stabilisé. Donc, tu retires le bâton, tu attends une seconde, si ça bouge encore, c’est toujours pour toi.

Cas particulier : si toutes les tiges d’une couleur sont retirées

Ça arrive. Surtout en fin de partie.

La règle courante, et celle que tu as dans beaucoup de versions : si toutes les tiges d’une même couleur sont déjà retirées, tu peux passer ton tour si le dé tombe sur cette couleur.

Concrètement :

  • Tu lances.
  • Ça tombe sur « vert ».
  • Il n’y a plus aucun bâton vert dans l’arbre.
  • Tu ne peux pas jouer cette couleur, donc tu passes.

Certaines familles aiment une variante plus « punitive » : si la couleur n’existe plus, tu relances. Ça accélère la fin et évite les tours vides. Mais la règle de base, celle qu’on retient ici, c’est bien « tu peux passer ton tour ».

Fin de partie : quand est-ce que ça s’arrête ?

La partie se termine lorsque tous les ouistitis sont tombés du palmier.

C’est important, parce que parfois il reste 2 ou 3 singes coincés, à moitié suspendus. Tant qu’il y en a encore dans l’arbre, on continue.

Et oui, ça veut dire que certaines parties finissent sur un grand effondrement, d’un coup. Et d’autres se terminent lentement, singe par singe, avec des bâtons qui ne tiennent plus rien, c’est presque plus stressant.

Comment gagner à SOS Ouistiti ?

Quand la partie est terminée :

  1. Chaque joueur compte le nombre de singes qu’il a récupérés.
  2. Le joueur qui a le moins de singes gagne.

C’est aussi simple que ça.

Et en cas d’égalité ?

La boîte ne le précise pas toujours clairement selon les éditions, donc je te propose la solution la plus naturelle :

  • S’il y a égalité, les joueurs à égalité font une manche rapide (mini revanche).
  • Ou, plus simple, ils sont co vainqueurs. Franchement, ça passe très bien avec ce jeu. Il est plus drôle que compétitif.

Petites règles de savoir-vivre (qui sauvent des soirées)

On n’en parle pas dans les règles officielles, mais ça change la partie.

  • La table doit rester immobile. Pas de genou qui bouge, pas de chaise qu’on secoue.
  • On ne touche pas l’arbre sauf pour retirer le bâton qu’on a choisi.
  • On évite de commenter pendant l’action si vous jouez avec des enfants qui se déconcentrent. Ou alors, on assume l’ambiance « pression sociale », mais tout le monde pareil.

Et si quelqu’un fait tomber un singe en passant la main au-dessus, sans retirer de bâton ? Là, c’est le genre de micro drame. La règle la plus juste : c’est de sa faute, il le prend. Sinon, tu peux passer ta soirée à débattre de la gravité.

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Stratégie légère (oui, il y en a une)

Ce n’est pas un jeu d’échecs, on est d’accord. Mais tu peux quand même jouer mieux que « au hasard ».

Quelques idées simples :

  • Regarde où le poids est concentré. Si beaucoup de singes sont suspendus sur une zone, retirer un bâton proche est souvent dangereux.
  • Préfère les bâtons qui semblent déjà peu sollicités. Ceux qui ont peu ou pas de singes accrochés.
  • Fais attention aux étages bas. En enlevant un support en bas, tu peux déclencher une réaction en chaîne au-dessus.
  • Sois lent, mais pas tremblant. Les mouvements brusques font tomber plus que la logique du jeu.

Et un truc un peu contre intuitif : parfois, retirer un bâton « difficile » maintenant est mieux que le laisser pour plus tard. Parce qu’en fin de partie, la structure est souvent plus instable.

Variante rapide pour jouer avec des plus petits (optionnel)

Si tu joues avec des enfants très jeunes (ou des gens qui n’aiment pas perdre des points), tu peux changer la condition de victoire :

  • Au lieu de compter les singes à la fin, le premier joueur qui atteint X singes (par exemple 8) perd, et la partie s’arrête.

C’est plus court, plus immédiat. Mais bon, la version classique reste la meilleure si tu veux le vrai suspense jusqu’au bout.

Résumé de la règle du SOS Ouistiti (en version très courte)

  • Tu montes le palmier, tu mets les bâtons au hasard en les répartissant par niveaux.
  • Tu fais tomber les 30 singes dedans par le haut.
  • Le plus jeune commence.
  • À ton tour : tu lances le dé, tu retires un bâton de la couleur indiquée.
  • Tous les singes qui tombent sont pour toi.
  • Quand tous les singes sont tombés, on compte.
  • Celui qui a le moins de singes gagne.

Et voilà. Simple, clair, et prêt à être ressorti un dimanche après-midi. Avec ce petit silence bizarre juste avant de retirer un bâton. Puis le fracas. Puis les rires. C’est un peu ça, SOS Ouistiti.

Questions fréquemment posées

Quels sont les composants nécessaires pour jouer à SOS Ouistiti ?

Pour jouer à SOS Ouistiti, il faut : 1 arbre palmier (structure, tronc et base), 30 singes (ouistitis), 30 bâtons colorés (10 roses, 10 verts, 10 oranges), 1 dé avec les couleurs, et de 2 à 6 joueurs.

Comment préparer correctement l'arbre palmier avant de commencer une partie ?

La mise en place est cruciale. Monte l'arbre sur sa base stable au centre de la table, insère les bâtons colorés de manière équilibrée dans le tronc en répartissant bien les couleurs par niveau, puis ajoute les singes par le haut du tronc. Si un singe tombe pendant la mise en place, remets-le simplement dans le tronc sans compter.

Quel est le but du jeu SOS Ouistiti ?

Le but est de suspendre tous les singes dans le palmier puis de retirer des bâtons sans faire tomber trop de ouistitis pendant ton tour. À la fin, on compte les singes tombés : ceux-ci sont des pénalités. Le joueur avec le moins de singes devant lui gagne.

Combien de joueurs peuvent participer à une partie de SOS Ouistiti et comment cela influence-t-il le jeu ?

Le jeu se joue de 2 à 6 joueurs. À deux, c'est un duel nerveux plus tendu. Avec 4 ou 5 joueurs, la partie devient plus chaotique et amusante avec plus d'interactions, tensions et rires.

Quelle est la règle pour déterminer qui commence la partie ?

Le joueur le plus jeune commence la partie, puis on joue dans le sens des aiguilles d'une montre. C'est simple et efficace pour ce type de jeu.

Comment éviter les disputes et jouer correctement à SOS Ouistiti ?

Il faut bien comprendre que ce n'est pas juste 'retirer un bâton et espérer'. Il y a une logique dans la règle : chaque chute de singe est une pénalité qu'on garde devant soi. Respecter la mise en place équilibrée et suivre les règles évite frustrations et disputes inutiles.