Il y a des jeux qui ont l’air bêtes. Vraiment bêtes. Et puis tu y joues une fois, et tu te rends compte que ton cerveau te trahit au bout de trente secondes.

Le « Ni oui, ni non », c’est exactement ça. Le principe tient en une phrase, et pourtant… dès que quelqu’un te fixe et te balance une question toute simple, tu sens que le « oui » monte tout seul. Automatique. Comme un réflexe.

Si tu cherches la règle du jeu, comment se passe une partie, comment gagner, et aussi les petites subtilités qui font basculer un tour (la sonnette, le « si », la tête qui bouge…), tu es au bon endroit.

Le principe du jeu

Le but est simple : répondre à une série de questions sans prononcer les mots « oui » et « non ».

Et ce n’est pas tout.

Dans la version plateau avec cartes et sonnette, il y a aussi une mécanique de rapidité : si quelqu’un craque et dit un des deux mots interdits, il faut appuyer sur la sonnette le plus vite possible pour gagner l’avantage.

Donc c’est un mélange de self control et de pièges. Et de mauvaise foi, parfois.

Pour jouer au ni oui, ni non : matériel nécessaire

Si vous jouez avec la version « jeu de société » (plateau + cartes), il vous faut :

  • entre deux et six joueurs
  • un plateau de jeu
  • 55 cartes « enfants » et 55 cartes « adultes »
  • autant de pions que de joueurs
  • une sonnette

Évidemment, on peut aussi y jouer sans tout ça, juste à l’oral. Mais ici, je te donne la règle complète telle qu’on la retrouve dans une partie « officielle » avec plateau.

Mise en place avant la partie

Avant de commencer :

  1. Chaque joueur choisit une couleur.
  2. Il prend le pion correspondant.
  3. Il le place sur la case de départ (celle de sa couleur) sur le plateau.
  4. Les cartes sont séparées en deux tas : un tas « adultes », un tas « enfants ».
  5. Les deux tas sont placés face cachée.

Petit détail important : ça évite que quelqu’un repère une carte ou prépare ses réponses. Le jeu marche mieux quand tu es pris au dépourvu.

Règle du jeu Les Incollables (simple, officielle)
“Les Incollables” est un jeu de quiz éducatif qui combine plaisir et apprentissage, adapté à toute la famille, permettant aux joueurs de tous âges de répondre à des questions variées pour avancer sur un plateau.

Comment se déroule une partie de ni oui, ni non

Une partie se joue en tours. Et chaque tour a un lecteur (celui qui pose les questions) et un joueur interrogé (celui qui doit survivre sans dire « oui » ou « non »).

1. Le joueur qui commence pioche une carte

Le joueur qui débute prend une carte dans le tas qui correspond à son profil :

  • si c’est un enfant : tas « enfants »
  • si c’est un adulte : tas « adultes »

Ça peut paraître strict, mais c’est ce qui garde les questions au bon niveau. Les cartes « adultes » peuvent être plus vicieuses, plus longues, plus piégeuses.

2. Le lecteur annonce le début du tour

Avant de lire la carte, le lecteur appuie sur la sonnette pour signaler à tout le monde que le tour commence.

Ça a l’air anodin, mais ça met tout le monde en alerte. Et franchement, ça change l’ambiance. Tout le monde se redresse. On attend la faute.

3. Le lecteur pose les questions

Ensuite, le lecteur lit la carte au premier joueur sur sa droite.

Mais attention : il lit la carte au premier joueur sur sa droite dont le pion est positionné sur une case pleine.

Le joueur interrogé doit répondre aux questions posées sans dire « oui » ni « non ». Il peut parler, ruser, reformuler, gagner du temps. Tant qu’il n’utilise pas les mots interdits.

4. Que se passe t il si le joueur dit « oui » ou « non » ?

Si le joueur prononce « oui » ou « non », il y a une course à la sonnette.

Les joueurs qui ont leur pion positionné sur une case « Bing » doivent appuyer le plus rapidement possible sur la sonnette.

S’il n’y a aucun joueur sur une case « Bing », alors c’est le lecteur qui est le seul à pouvoir appuyer sur la sonnette.

Et là, le plus rapide marque l’avantage : il avance son pion d’une case.

Donc ce n’est pas seulement « haha tu as perdu ». C’est aussi « qui a été le plus vif ? ».

5. Et si quelqu’un appuie par erreur ?

Si un joueur tape sur la sonnette par erreur, il est éliminé du tour en cours.

En gros : tu as grillé ta cartouche. Tu ne peux plus profiter de la faute de l’autre sur ce tour.

C’est ce qui rend la sonnette stressante, parce que parfois tu crois avoir entendu un « non », mais c’était juste « normalement ». Trop tard.

6. Fin du tour

À la fin du tour, si le joueur interrogé n’a pas prononcé « oui » ni « non », il peut avancer son pion d’une case.

C’est important : même si personne ne fait de faute, le joueur qui a tenu bon est récompensé.

Ensuite, on repart sur un nouveau tour. Et le lecteur change : c’est le joueur à gauche du lecteur précédent qui lit une nouvelle carte.

Ça tourne, ça garde du rythme, et ça évite qu’une seule personne devienne « le bourreau » toute la partie.

Règles du Petit Bac : fin des disputes (officiel)
Le petit bac est un jeu de mots et de rapidité où les joueurs doivent remplir une grille de catégories avec des mots commençant par la même lettre tirée au hasard.

Les fautes qui comptent aussi (et que beaucoup oublient)

Le jeu ne se limite pas à repérer un « oui » ou un « non ». Il y a plusieurs situations où on a le droit d’appuyer sur la sonnette même si ces mots n’ont pas été prononcés.

Et c’est là que ça devient vraiment drôle, parce que tout le monde surveille tout.

Vous pouvez appuyer sur la sonnette si le joueur qui répond :

  • met trop de temps pour répondre
  • mime avec la tête « oui » ou « non »
  • ne sait pas répondre
  • répond par « si »
  • donne deux fois la même réponse

Oui, même la tête. Le petit hochement naturel. Celui que tu fais sans t’en rendre compte. Ça compte.

Et le « si », pareil, c’est un classique. Beaucoup de gens pensent que c’est une astuce. Dans cette règle, c’est une faute.

Donner deux fois la même réponse aussi, c’est intéressant, parce que ça force à varier, à rester créatif. Tu ne peux pas te contenter de dire « peut être » à tout.

Comment gagner une partie de ni oui, ni non ?

Pour gagner la partie, il faut être le premier joueur à atteindre la case centrale du plateau.

Donc il ne suffit pas d’être bon pour éviter les mots interdits. Il faut aussi avancer vite, profiter des erreurs des autres, et être rapide sur la sonnette quand tu en as le droit.

En résumé : le plus malin, mais aussi le plus réactif.

Conseils pour ne pas dire « oui » ou « non » (sans tricher)

On croit souvent que c’est juste une question de vocabulaire. En réalité, c’est surtout une question de réflexes.

Quelques astuces simples qui marchent bien :

Répondre en reformulant

Au lieu de répondre directement, tu peux répondre par une phrase qui contourne.

  • « Tu aimes le chocolat ? »
    Réponse : « J’en mange souvent. »
  • « Tu es déjà allé à Paris ? »
    Réponse : « Ça m’est arrivé. »

Tu ne confirmes pas frontalement. Tu décris.

Utiliser des réponses floues mais naturelles

Les réponses comme : « peut être », « ça dépend », « possible », « je crois », « pas vraiment » (attention à ne pas tomber dans « non ») fonctionnent bien si elles restent crédibles.

Le piège, c’est de trop jouer la montre. Parce que « met trop de temps » est une raison valable pour sonner.

Poser une question en retour

C’est une des meilleures tactiques, surtout quand la question est fermée.

  • « Tu as faim ? »
    Réponse : « Et toi ? »

Mais il faut le faire proprement. Pas toutes les deux secondes, sinon le lecteur va choisir des questions où ça ne marche pas.

Faire des phrases complètes

Ça paraît idiot, mais plus tu parles en mode automatique, plus tu risques de lâcher un « oui ». Faire une phrase complète te force à reprendre le contrôle.

Même un truc simple : « Je confirme. » ou « C’est exact. » peut te sauver.

Règles du Solitaire : version claire (zéro blabla)
Le solitaire classique, aussi appelé “patience” ou “réussite”, est un jeu de cartes individuel utilisant un jeu standard de 52 cartes sans jokers

Variante simple sans plateau (si vous voulez juste jouer tout de suite)

Si tu n’as pas le plateau, les cartes, la sonnette… tu peux quand même jouer.

Règle express :

  • une personne pose des questions pendant 30 à 60 secondes
  • l’autre répond sans dire « oui » ni « non »
  • au premier « oui », « non », ou hésitation trop longue : c’est perdu, on change

Vous pouvez compter les points en fonction du temps tenu, ou faire des manches éliminatoires. Ce n’est pas « la » version plateau, mais l’esprit est le même. Et ça marche très bien en voiture, à table, en colo, en soirée.

Pourquoi ce jeu marche autant

Parce qu’il est immédiat.

Pas besoin d’expliquer pendant dix minutes. Pas besoin d’être bon à quelque chose. Tout le monde sait répondre à des questions, donc tout le monde pense qu’il va gérer.

Et puis le cerveau fait ce truc horrible. Il entend une question fermée, et il veut répondre « oui » ou « non ». C’est presque physique.

Et quand tu rajoutes la sonnette, la pression monte d’un cran. Tu ne joues plus seulement contre toi même, tu joues contre la vitesse des autres.

Récap de la règle du ni oui, ni non

Pour finir, un mini récap clair :

  • but : avancer jusqu’à la case centrale
  • interdits : dire « oui » ou « non » (et dans cette règle, « si » aussi)
  • un lecteur pose des questions au joueur à sa droite (selon les cases pleines)
  • le lecteur sonne au début du tour
  • si faute : course à la sonnette, le plus rapide avance d’une case
  • si pas de faute : le joueur interrogé avance d’une case en fin de tour
  • fautes supplémentaires : trop long, hochement de tête, ne sait pas répondre, « si », répétition de réponse
  • erreur de sonnette : élimination du tour en cours

Et voilà. Maintenant, le plus dur… c’est de ne pas répondre « oui » quand quelqu’un te demande : « Tu as compris la règle ? »

Questions fréquemment posées

Quel est le principe du jeu "Ni oui, ni non" ?

Le principe du jeu "Ni oui, ni non" est de répondre à une série de questions sans jamais prononcer les mots "oui" et "non". Le jeu combine contrôle de soi, rapidité et parfois un peu de mauvaise foi pour éviter ces mots interdits.

De quoi ai-je besoin pour jouer à la version plateau officielle du jeu ?

Pour jouer à la version plateau officielle, il faut entre deux et six joueurs, un plateau de jeu, 55 cartes "enfants" et 55 cartes "adultes", autant de pions que de joueurs, ainsi qu'une sonnette.

Comment se déroule une partie typique de "Ni oui, ni non" ?

Une partie se joue en tours où un lecteur pose des questions à un joueur interrogé qui doit répondre sans dire "oui" ou "non". Le lecteur pioche une carte adaptée au profil (enfant ou adulte), annonce le début du tour en sonnant la sonnette, puis pose les questions. Si le joueur interdit prononce un mot interdit, une course à la sonnette s'engage.

Que se passe-t-il si un joueur dit "oui" ou "non" pendant son tour ?

Si un joueur prononce "oui" ou "non", les joueurs positionnés sur une case "Bing" doivent appuyer rapidement sur la sonnette. Le plus rapide gagne l'avantage et avance son pion d'une case. S'il n'y a aucun joueur sur une case "Bing", seul le lecteur peut appuyer sur la sonnette.

Quelles sont les règles concernant l'utilisation de la sonnette ?

La sonnette sert à signaler le début d'un tour et à réagir lorsqu'un joueur prononce un mot interdit. Si quelqu'un appuie par erreur sur la sonnette, il est éliminé du tour en cours et ne peut plus profiter des fautes des autres ce tour-là. Cela ajoute du stress et de la stratégie au jeu.

Peut-on jouer au jeu "Ni oui, ni non" sans matériel ?

Oui, il est tout à fait possible de jouer au "Ni oui, ni non" simplement à l'oral sans utiliser le plateau, les cartes ou la sonnette. Cependant, la version avec matériel apporte des règles supplémentaires comme la rapidité et rend le jeu plus officiel et dynamique.