Le morpion, c’est un de ces jeux qu’on apprend presque sans qu’on nous l’explique. Une feuille, un crayon, deux personnes, et voilà. Il n’a l’air de rien, mais il a ce petit côté addictif. On joue « pour passer le temps », puis on se rend compte qu’on veut gagner. Et qu’on recommence. Et qu’on discute même de qui commence, parce que oui, ça compte.
Dans cet article, je te donne la règle du morpion, mais aussi la façon de bien jouer, comment gagner plus souvent, et quelques variantes quand tu as envie de pimenter un peu tout ça.
Ce qu’il faut pour jouer
Rien de compliqué.
- Une feuille de papier et un crayon (ou un stylo)
- Deux joueurs
- Deux symboles différents : le plus classique, c’est croix contre rond (X et O). Mais tu peux faire triangle et carré, smiley et étoile, ce que tu veux, tant qu’on s’y retrouve.
Et c’est tout. Pas de plateau, pas de cartes, pas d’installation.

Mise en place de la grille
Avant de commencer, on trace une grille de 3 cases sur 3. Donc, deux lignes verticales, deux lignes horizontales. Neuf cases au total.
Pas besoin que ce soit parfaitement droit. On n’est pas en cours de géométrie. L’important, c’est qu’on voie bien les cases.
Règle du morpion : le but du jeu
Le but est simple : être le premier à aligner 3 symboles identiques.
Et « aligner », ça veut dire :
- horizontalement (sur une ligne)
- verticalement (sur une colonne)
- en diagonale (les deux diagonales possibles)
Dès qu’un joueur réussit à faire un alignement de 3, la partie s’arrête et il gagne.
Si toutes les cases sont remplies et que personne n’a fait d’alignement, la partie est nulle. Égalité. Et ça arrive souvent quand les deux joueurs jouent correctement.

Comment se déroule une partie
Le déroulé est ultra simple, mais je le détaille quand même, histoire que ce soit clair.
- On décide qui joue en premier.
- Le joueur 1 place son symbole dans une case vide.
- Le joueur 2 place son symbole dans une autre case vide.
- On continue à tour de rôle.
- À chaque coup, on vérifie s’il y a un alignement de 3.
- La partie se termine soit par une victoire, soit par une égalité quand la grille est pleine.
Une règle importante : on ne peut jamais jouer dans une case déjà occupée. Pas de « je pousse ton pion », pas de « je remplace ». Une fois posé, c’est posé.
Exemple rapide (pour visualiser)
Imaginons que tu joues les X et que tu commences.
- Tu mets un X au centre.
- L’autre met un O dans un coin.
- Tu mets un X dans un autre coin.
- L’autre bloque.
- Tu tentes de créer une menace sur deux lignes, etc.
Ça paraît banal, mais c’est exactement là que le morpion devient intéressant : anticiper.
Comment gagner une partie de morpion : la règle d’or
La règle d’or, si tu ne dois retenir qu’un truc : si tu peux gagner en un coup, tu le fais. Si l’autre peut gagner en un coup, tu bloques.
Ça a l’air évident dit comme ça. Et pourtant, la moitié des défaites viennent d’un oubli de blocage.
Donc, à ton tour, tu regardes toujours dans cet ordre :
- Est ce que j’ai un alignement possible immédiatement ?
- Est ce que l’autre a un alignement possible immédiatement ?
- Sinon, comment je crée une situation où j’ai deux menaces en même temps ?
Le point 3, c’est là que les « bons » joueurs font la différence.
Le premier joueur est avantagé (et oui, c’est vrai)
On le remarque vite : commencer donne souvent un avantage.
Pourquoi ? Parce que tu poses la première menace, tu contrôles le rythme, et si tu joues proprement, tu peux forcer au minimum l’égalité. Dans un morpion parfait (les deux joueurs ne font aucune erreur), le résultat final est… nul. Toujours.
Du coup, si tu enchaînes plusieurs parties, la règle simple et juste, c’est d’alterner le joueur qui commence. Comme ça, pas de débat.

Les meilleurs coups de départ
Bon. Si tu veux optimiser, voici les départs les plus classiques.
Commencer au centre
C’est souvent le meilleur premier coup.
Le centre touche 4 alignements possibles (ligne, colonne, deux diagonales). Tu maximises tes options. Et tu obliges l’autre à réagir sérieusement.
Commencer dans un coin
Les coins sont aussi très forts. Un coin participe à 3 alignements possibles.
Si tu prends un coin et que l’autre répond mal, tu peux vite créer une fourche (deux menaces à la fois).
Commencer sur un bord (case du milieu sur un côté)
Là, tu as moins d’options. Ça peut marcher contre quelqu’un qui débute, mais c’est souvent moins solide.
Si tu veux « bien jouer », vise centre ou coin.
La notion clé pour gagner : la fourche
Une fourche, c’est quand tu crées une position où, au tour suivant, tu auras deux façons différentes de gagner, et l’adversaire ne pourra en bloquer qu’une.
C’est le vrai piège du morpion. La partie se décide souvent sur ça.
Exemple typique : tu as deux X qui peuvent compléter deux alignements différents, et l’autre n’a qu’un seul coup. Il bloque une ligne, tu gagnes sur l’autre.
Si tu arrives à placer une fourche, tu es quasiment sûr de gagner… sauf si l’adversaire la voit venir assez tôt.
Stratégie simple de défense (pour ne pas perdre bêtement)
Quand tu es en train de te défendre, tu fais deux choses :
- Tu bloques les menaces immédiates (évidemment).
- Tu empêches les fourches.
C’est le point 2 qui est plus subtil. Une astuce utile : si ton adversaire a pris le centre, fais très attention aux coins. Et si ton adversaire prend deux coins, c’est souvent là que les ennuis commencent.
Règles alternatives et variantes du morpion
Le morpion 3 × 3, on en fait vite le tour. Alors voilà quelques variantes simples, sans changer l’esprit du jeu.
Grille plus grande (4 × 4, 5 × 5…)
Tu peux jouer sur une grille 4 × 4 ou 5 × 5.
Il faut juste se mettre d’accord sur la condition de victoire :
- soit aligner 4 sur une grille 4 × 4
- soit aligner 5 sur une grille 5 × 5
- ou garder « aligner 3 », mais sur une grande grille, ce qui devient très différent, plus chaotique, parfois plus fun avec des enfants.
Plus la grille est grande, plus l’anticipation devient importante. Et la partie dure plus longtemps, forcément.
Morpion « misère » (perdre en alignant)
Variante très simple : ici, le but est de ne pas aligner 3 symboles. Si tu alignes 3, tu perds.
C’est perturbant au début. On joue « comme d’habitude » et on se fait piéger. Mais c’est marrant, et ça force à réfléchir autrement.
Morpion avec contrainte de temps
Tu joues avec une règle : 5 secondes pour jouer, par exemple.
Dès que tu hésites trop, tu stresses un peu, tu fais une erreur, et hop. Ça rend le jeu plus vivant, surtout à plusieurs parties d’affilée.
Morpion en série (tournoi rapide)
Tu fais un mini tournoi :
- 1 point pour une victoire
- 0 point pour une défaite
- 0,5 point pour une égalité
Premier à 5 points gagne. Et on alterne le premier joueur à chaque manche, sinon c’est un peu injuste.

Erreurs fréquentes (et faciles à corriger)
Même chez les adultes, on voit souvent les mêmes petites erreurs.
- Ne pas bloquer un alignement évident, parce qu’on est concentré sur son plan.
- Jouer « joli » au lieu de jouer utile. Genre poser au centre d’un bord parce que « ça équilibre ». Non.
- Oublier de regarder les diagonales. Classique.
- Chercher une victoire trop tôt et offrir une fourche à l’adversaire.
Le truc, c’est qu’au morpion, il faut regarder le plateau comme un ensemble. Pas juste « ma prochaine case ».
Le morpion, au fond, c’est un jeu d’observation
Ce que j’aime bien avec le morpion, c’est qu’il est parfait pour tout le monde.
- Avec des enfants : ça apprend à patienter, à respecter les tours, à repérer des motifs.
- Entre adultes : ça devient vite un petit duel de logique.
- En voyage, au resto, en salle d’attente : ça tue le temps sans écran.
Et puis même quand tu connais la « théorie », il suffit d’une inattention pour perdre. Donc on reste dedans.
Récapitulatif rapide de la règle du morpion
- Deux joueurs, une feuille, un crayon.
- On dessine une grille 3 × 3.
- Chaque joueur a un symbole (X et O en général).
- On joue à tour de rôle, dans une case vide.
- Le premier qui aligne 3 symboles identiques (ligne, colonne ou diagonale) gagne.
- Si la grille est pleine sans alignement, c’est une égalité.
- Le joueur qui commence a un avantage, donc on alterne.
Voilà. Si tu veux juste jouer, tu peux t’arrêter là. Si tu veux gagner plus souvent, pense blocage immédiat, puis fourche. Et surtout, regarde les diagonales. Toujours.
Questions fréquemment posées
Qu'est-ce qu'il faut pour jouer au morpion ?
Pour jouer au morpion, il suffit d'une feuille de papier, d'un crayon, de deux joueurs et de deux symboles différents (comme la croix et le rond). Aucun matériel compliqué n'est nécessaire.
Comment se présente la grille du morpion ?
La grille est une simple grille de 3 cases sur 3, tracée avec deux lignes verticales et deux lignes horizontales, formant ainsi neuf cases où les joueurs placent leurs symboles.
Quelle est la règle principale du morpion ?
Le but du jeu est d'être le premier à aligner trois symboles identiques horizontalement, verticalement ou en diagonale. La partie s'arrête dès qu'un joueur réussit cet alignement.
Comment se déroule une partie typique de morpion ?
Les joueurs décident qui commence, puis chacun place son symbole à tour de rôle dans une case vide. On vérifie après chaque coup s'il y a un alignement gagnant. La partie se termine par une victoire ou une égalité si la grille est pleine sans alignement.
Quelle est la stratégie clé pour gagner au morpion ?
La règle d'or est : si tu peux gagner en un coup, fais-le ; sinon, bloque l'adversaire s'il peut gagner au prochain coup. Ensuite, cherche à créer des situations où tu as deux menaces simultanées pour forcer la victoire.
Le premier joueur a-t-il un avantage au morpion ?
Oui, commencer donne souvent un avantage car le premier joueur pose la première menace et contrôle le rythme. Dans une partie parfaite entre deux joueurs experts, le résultat est toujours nul. Il est donc recommandé d'alterner qui commence pour plus d'équité.

