Les enfants sont à fond, les adultes se surprennent à « calculer », à se rappeler d’un détail vu deux tours plus tôt, à pester quand ils avaient la bonne carte en tête mais pas au bon endroit.
C’est un jeu de société parfait pour les tout petits, oui. Mais pas seulement. Il y a du hasard, bien sûr. Et aussi beaucoup de déduction, d’observation, de patience. C’est un bon mélange. Et surtout, c’est un jeu qui fait travailler la mémoire sans avoir l’air de « faire un exercice ». Ça, c’est précieux.
Dans cet article, on va poser les règles du Memory clairement, puis ajouter quelques variantes et petites astuces pour adapter le jeu à l’âge, au niveau, ou juste à l’ambiance du moment.
Sommaire
- Pour jouer au Memory, il vous faut :
- Comment jouer au Memory :
- Comment gagner une partie de Memory :
- Variantes simples pour renouveler le jeu
- Petites astuces pour aider les enfants (sans « tricher »)
- Erreurs fréquentes et comment les éviter
Pour jouer au Memory, il vous faut :
Avant même de parler de règles, il faut le matériel. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on peut jouer avec un jeu du commerce… ou avec des cartes faites maison.
Le matériel de base
- Un certain nombre de paires de cartes (le nombre dépend du jeu, et surtout de l’âge des joueurs).
- Être au minimum 2 joueurs (mais on peut aussi jouer seul, j’en parle plus bas).
En pratique, un Memory classique contient souvent 24, 36, 48 cartes… parfois plus. Ce qui compte, c’est le nombre de paires et la difficulté des images. Des animaux très distincts, c’est plus simple que des nuances de formes très proches, par exemple.
La mise en place
Prenez une table ou un espace au sol. L’important, c’est que tout le monde voie bien les cartes et puisse les atteindre.
Puis :
- Mélangez toutes les cartes.
- Étalez-les face cachée, en lignes et colonnes si possible (ça aide beaucoup à se repérer).
- Vérifiez qu’aucune carte n’est retournée par erreur. Ça arrive vite, surtout avec les petites mains.
Et voilà, la partie peut commencer.
Comment jouer au Memory :
Les règles sont simples, mais il y a quelques points à préciser pour éviter les discussions du type « mais j’avais pas vu », ou « attends je voulais reprendre celle là ».
Déroulement d’un tour
Le premier joueur (souvent le plus jeune, ou celui qui a gagné la partie précédente) joue ainsi :
- Il retourne une première carte, face visible.
- Il retourne une deuxième carte, face visible.
- Tout le monde observe. Oui, même quand ce n’est pas son tour. C’est même le cœur du jeu.
Ensuite, deux cas.

Si les cartes sont identiques
Si les deux cartes montrent exactement la même image (ou le même symbole) :
- le joueur forme une paire,
- il conserve les deux cartes près de lui,
- et il rejoue immédiatement.
C’est important. Le fait de rejouer quand on a trouvé une paire accélère le jeu, et ça récompense la mémoire. On sent qu’on « gagne du terrain ».
Si les cartes ne sont pas identiques
Si les deux cartes sont différentes :
- le joueur les laisse visibles quelques secondes (juste assez pour que tout le monde les mémorise),
- puis il les retourne face cachée à leur place,
- et c’est au joueur suivant.
Petite règle de fair play qui évite les disputes : on ne déplace pas les cartes quand on les retourne. La carte doit revenir exactement au même endroit.
Fin de partie
Le jeu se termine une fois que toutes les paires ont été trouvées. Il ne reste alors plus aucune carte face cachée sur la table. En général, ça se finit avec un dernier coup assez satisfaisant, quand on retourne les deux dernières cartes identiques. Ou alors pas du tout, et on découvre que les deux dernières n’étaient pas une paire, ce qui est presque comique.
Comment gagner une partie de Memory :
La victoire est simple à déterminer.
À la fin de la partie :
- chaque joueur compte le nombre de paires qu’il a devant lui,
- le gagnant est celui qui en a le plus.
S’il y a égalité, vous avez plusieurs options, selon le ton que vous voulez donner :
- déclarer une égalité, tout simplement,
- ou faire une « manche éclair » avec 3 ou 5 paires seulement,
- ou départager à la question la plus importante du monde : « on refait une partie ? »
Variantes simples pour renouveler le jeu
Le Memory a un avantage énorme : on peut le modifier sans casser le jeu. Vous gardez la base, mais vous ajustez un détail, et ça devient une nouvelle expérience.
Variante 1 : le Memory coopératif
Au lieu de jouer les uns contre les autres, vous jouez ensemble.
- Les joueurs retournent deux cartes chacun leur tour, normalement.
- Si c’est une paire, on la met dans une pile commune.
- L’objectif : retrouver toutes les paires en un nombre de tours limité (par exemple 30 tours), ou battre votre record.
C’est super avec des enfants qui n’aiment pas « perdre », ou quand on veut juste une ambiance plus calme.

Variante 2 : une seule chance
Règle plus difficile : même si vous trouvez une paire, vous ne rejouez pas. Ça rend le jeu plus équilibré quand il y a un gros écart de niveau entre joueurs, parce qu’un joueur très fort ne peut pas enchaîner cinq paires d’affilée.
Variante 3 : Memory chronométré
Vous jouez en solo ou en équipe, avec un timer.
- Mélange, installation.
- Puis top départ.
- Objectif : retrouver toutes les paires le plus vite possible.
Ça plaît beaucoup aux enfants un peu plus grands. Et aux adultes aussi, mais ils font semblant que non.
Variante 4 : Memory à thème et vocabulaire
Pour les tout petits, ou en apprentissage d’une langue, vous pouvez ajouter une mini règle :
Quand un joueur retourne une carte, il doit dire à voix haute ce qu’il voit.
Exemples :
- « un lion »
- « une fraise »
- « une chaussure »
Et s’il ne sait pas, les autres peuvent aider. Ça transforme le jeu en support de langage, sans le rendre scolaire.
Variante 5 : difficulté progressive
Vous commencez avec peu de paires, puis vous en ajoutez.
Par exemple :
- Manche 1 : 6 paires
- Manche 2 : 8 paires
- Manche 3 : 10 paires
C’est une façon douce de faire monter la difficulté sans que l’enfant se sente noyé dès le début.
Petites astuces pour aider les enfants (sans « tricher »)
On peut accompagner sans donner la réponse. Et c’est là que le Memory devient vraiment intéressant pour les plus jeunes.
Réduire le nombre de cartes
C’est la première adaptation à faire. Un enfant de 3 ans devant 24 paires, c’est souvent trop. Il ne va pas s’amuser, il va juste retourner au hasard jusqu’à se fatiguer.
Commencez petit : 6 à 10 paires, c’est déjà très bien.

Organiser la grille
Posez les cartes en rectangle bien aligné. Ça aide énormément la mémoire visuelle. Une carte, ce n’est pas seulement une image, c’est aussi un emplacement.
En gros, l’enfant se rappelle souvent « c’était par là », même s’il n’a pas l’image exacte.
Laisser le temps d’observer
Quand ce n’est pas une paire, ne retournez pas les cartes trop vite. Laissez 2 ou 3 secondes. Le Memory n’est pas un jeu de réflexes. C’est un jeu d’attention.
Donner des repères verbaux
Sans dire la réponse, vous pouvez guider :
- « tu te souviens, on a déjà vu ce dessin tout à l’heure »
- « regarde bien, il était plutôt sur la ligne du haut ou du bas ? »
Ça apprend à l’enfant à chercher dans sa mémoire, pas juste à attendre qu’on lui souffle.
Erreurs fréquentes et comment les éviter
Même avec un jeu simple, on voit souvent les mêmes petits problèmes. Autant les anticiper.
Retourner plus de deux cartes
Ça arrive tout le temps avec les enfants excités. La règle doit rester ferme : deux cartes, pas plus. Sinon, le jeu devient un chaos total et personne ne mémorise rien.
Si un enfant en retourne une troisième, on peut faire simple : on remet les trois cartes face cachée, et on passe au joueur suivant. Sans gronder, juste conséquence logique.
Déplacer les cartes sans s’en rendre compte
Certains joueurs, surtout les plus jeunes, retournent la carte et la reposent un peu à côté. Et là, tout le monde perd ses repères, et ça devient frustrant.
Solution : rappeler que la carte revient au même endroit. Et au début, on peut même dire « je t’aide à la remettre exactement là ».
Jouer trop longtemps
Le Memory peut durer. Parfois trop.
Si vous sentez que l’attention retombe, stoppez avant la fin, ce n’est pas grave. Ou réduisez le nombre de paires la prochaine fois. Une partie courte qui donne envie d’en refaire vaut mieux qu’une partie interminable où tout le monde décroche.
Pour finir, une règle simple mais un vrai bon jeu
La règle du Memory tient en quelques lignes : on mélange, on pose face cachée, on retourne deux cartes, on garde la paire si elles sont identiques, sinon on les remet, et on continue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cartes. Le gagnant est celui qui a le plus de paires.
Mais ce petit jeu fait beaucoup plus que ça. Il entraîne la mémoire, l’attention, la patience, et même le langage si on s’en sert comme support. Et surtout, il crée un moment. Simple. Un peu bruyant parfois. Mais un moment.
Si vous ne savez pas par où commencer : prenez peu de cartes, posez-les bien en grille, et jouez tranquillement. Le reste viendra tout seul.
Questions fréquemment posées
Qu'est-ce que le jeu de Memory et pourquoi est-il apprécié ?
Le Memory est un jeu de société simple où l'on retourne deux cartes pour essayer de former des paires identiques. Il est apprécié car il combine hasard, déduction, observation et patience, tout en faisant travailler la mémoire sans donner l'impression d'un exercice.
Quel matériel est nécessaire pour jouer au Memory ?
Pour jouer au Memory, il faut un certain nombre de paires de cartes (le nombre varie selon l'âge des joueurs) et au minimum deux joueurs. On peut utiliser un jeu du commerce ou des cartes faites maison avec des images distinctes.
Comment se déroule un tour de jeu au Memory ?
Lors d'un tour, un joueur retourne deux cartes face visible. Si les cartes forment une paire identique, il conserve les cartes et rejoue immédiatement. Sinon, les cartes restent visibles quelques secondes pour être mémorisées puis sont retournées face cachée à leur place, et c'est au joueur suivant.
Comment se termine une partie de Memory et comment déterminer le gagnant ?
La partie se termine lorsque toutes les paires ont été trouvées, donc plus aucune carte n'est face cachée. Le gagnant est le joueur qui a collecté le plus grand nombre de paires à la fin du jeu.
Quelles sont quelques astuces pour adapter le Memory selon l'âge ou le niveau des joueurs ?
On peut adapter la difficulté en choisissant le nombre de paires et la complexité des images (par exemple, animaux très distincts pour les petits). Des variantes simples et astuces peuvent aider à renouveler le jeu ou soutenir les enfants sans tricher.
Pourquoi est-il important que tous les joueurs observent même quand ce n'est pas leur tour ?
L'observation collective est essentielle car elle permet à chacun de mémoriser la position des cartes révélées par les autres joueurs. Cela stimule la mémoire et rend le jeu plus dynamique et stratégique.


