Project Winter, c’est un jeu de survie multijoueur mais pas juste « on craft et on chasse ». C’est surtout un jeu social, semi coopératif, avec identité cachée. Un peu comme Loups Garous, Avalon, ou ces jeux de plateau où tu regardes ton pote dans les yeux en te demandant s’il ment. Sauf qu’ici, tu es dans une tempête de neige, à 8 joueurs, avec 2 traîtres (en général), et 30 minutes pour t’échapper avant la fin du chrono.
Le jeu a été développé en 2019 par Other Ocean Interactive (studio canadien). Et détail important si tu viens pour « t’entraîner tranquille » : il n’y a pas de solo contre des bots. C’est en ligne, avec de vrais gens. Donc oui, c’est stressant. Mais c’est aussi ça qui le rend bon.
Ce guide est pensé pour débutant, mais je vais quand même aller assez loin, parce que les premières parties peuvent être… confuses.
Configuration et premiers réglages utiles
Avant même de lancer une partie, fais deux trois réglages, ça évite de perdre 10 minutes en jeu à chercher pourquoi tu n’entends rien.
- Vidéo : ajuste résolution, plein écran, etc. Rien de magique, mais Project Winter peut être un peu capricieux selon les configs.
- Déplacements : par défaut c’est ZQSD.
- Micro : règle ton volume micro, et surtout teste le push to talk si tu joues comme ça. La voix, c’est une arme dans ce jeu.
Et si tu tombes sur quelqu’un qui hurle, ou qui spam : Échap > Player > Mute. Fais le tôt, sans culpabilité.
Tutoriel : prends celui qui te convient
Le jeu propose plusieurs versions de tutoriel : vidéo, interactif, et une version textuelle. Honnêtement, fais au moins l’interactif. Pas parce que c’est « long », mais parce qu’il y a plein de micro actions que tu veux avoir dans les doigts : ouvrir, ramasser, crafter, réparer, utiliser la radio, etc.
Les bases d’une partie : timer, jauges, cabin, carte
Le timer de 30 minutes
Une partie classique dure 30 minutes. À 0, les survivants perdent (sauf si l’évasion a déjà été déclenchée et que tu as rejoint le véhicule). Donc même si tu aimes « jouer safe », il y a une vraie pression.
Les trois jauges à surveiller
Tu as trois jauges en continu :
- Santé
- Chaleur
- Faim
La chaleur baisse dehors. La faim baisse avec le temps. Et la santé, elle, part vite si tu te fais mordre, taper, ou si tu t’écroules parce que tu as ignoré les deux autres jauges. Le piège classique du débutant : « je vais miner encore deux roches », puis tu rentres à la cabin à 5 % de chaleur, tu tombes, et tout le monde te soupçonne.
La cabin : ton refuge, et ton théâtre social
La cabin est le point de spawn et un endroit clé.
- À l’intérieur : tu ne perds pas de santé, chaleur, faim. C’est le refuge.
- C’est aussi là que ça craft souvent, que ça vote, que ça s’accuse, bref… que la partie se joue.
- Tu peux récupérer la tenue d’un joueur mort (skin). Oui, c’est bizarre la première fois.
- Et détail glauque mais réel : si un joueur se déconnecte, son « cœur » peut être cuisiné pour remonter la faim. Ça arrive plus souvent qu’on ne croit.
La carte : zones et repères
Quand tu sors de la cabin, tu vois la carte. Elle est divisée en grille 3x3. Tu as un compas qui t’indique ta position. Et une drapeau illuminé marque les lieux importants (dont la cabin). Apprends à dire « je suis en haut à gauche », « zone nord est », etc. Ça rend tes infos crédibles.
Communication : voix, radio, talkie walkies
La voix prox est une mécanique centrale. Mais le vrai outil tactique, c’est le talkie walkie.
- Tu peux trouver des talkies en jeu.
- Certains talkies ont une couleur : si deux joueurs ont la même couleur, ils peuvent communiquer à distance.
- Pour l’utiliser : équipe le talkie dans un slot libre et appuie sur Ctrl.
Et oui, les traîtres peuvent en profiter, surtout si tu as un talkie jaune ou bleu selon la partie. Moralité : si tu trouves un talkie, annonce le. Ou cache le. Mais choisis consciemment, ne fais pas « juste je le garde ».

Le système de vote : exiler sans tuer
À l’entrée de la cabin, tu as une urne de vote. Si 3 votes sont placés contre un joueur, son accès à la cabin est restreint. C’est une punition énorme, parce que la cabin, c’est la chaleur gratuite, le craft, la sécurité.
Conseil débutant : ne vote pas « pour suivre ». Vote quand tu as une raison claire, et annonce-la. Sinon, tu finis dans une dynamique de meute, et les traîtres adorent ça.
Objectif survivant : réparer, localiser, appeler, fuir
Ton but en survivant : survivre, compléter les objectifs, puis t’échapper en véhicule.
Comprendre la structure des objectifs
Il y a généralement deux objectifs majeurs à compléter.
Objectif 1 : centrale ou station radio
OBJ1 est souvent proche de la cabin : centrale électrique ou station radio. Une fois sur place, tu répares. Le jeu te donne une indication du style « état de la centrale besoin de réparation : ok » une fois fait.
Mais il manque souvent des pièces.
- Certaines pièces se craftent.
- D’autres se trouvent dans des bunkers, avec des codes secrets (souvent notés « A » dans les infos de partie).
- Ou des composants enterrés (souvent notés « B »), qu’il faut aller déterrer.
Important : les traîtres peuvent saboter. Et pas juste « ralentir », non. Ils peuvent retirer des éléments et forcer une nouvelle réparation.
Objectif 2 : localisation puis balise
OBJ2 varie. Après la réparation d’OBJ1, tu vois trois points d’interrogation possibles. Tu peux souvent suivre des indices comme les câbles électriques pour trouver le bon bâtiment.
Quand tu actives la balise sur l’objectif 2, sa localisation s’affiche pour les survivants, généralement via un écran ou un indicateur global. C’est une étape qui accélère la partie, donc ça déclenche aussi la nervosité des traîtres.
Appeler le véhicule d’évasion
Une fois les objectifs finis, tu actives la radio pour appeler l’évasion. Ensuite, tu rejoins le véhicule via le cercle orange affiché à l’écran. Et là, souvent, un dernier chaos arrive. Un traître peut tenter un kill, un piège, ou un blocage.
Petit twist : l’IA peut accompagner l’évasion puis attaquer selon le scénario. Donc ne baisse pas la garde « parce que c’est fini ».
Rôle traître : crédits, caisses, sabotage et social engineering
Être traître, ce n’est pas juste tuer. La plupart du temps, tuer trop tôt te grille. Ton vrai pouvoir, c’est de faire perdre du temps et de diviser.
Crédits traîtres et caisses traîtres
Les traîtres peuvent ouvrir des caisses avec un symbole traître pour obtenir :
- des objets forts (armes, énergie, utilitaires),
- des crédits traîtres.
Une mécanique simple à retenir : 4 crédits permettent de saboter la centrale (OBJ1) et tu peux faire jusqu’à 3 sabotages par partie selon les réglages.
Sabotage : ralentir, isoler, créer de la parano
Saboter retire des éléments centraux et force les survivants à réparer à nouveau. Ça te donne des fenêtres : blizzard + sabotage, ou sabotage + vote, ou sabotage + « je propose qu’on se sépare ».
Et si tu peux, pousse les survivants à faire des erreurs « logiques ». Du genre : « on n’a pas le temps, on split ». C’est là que tu cueilles quelqu’un.
Talkies et coordination traître
Les traîtres peuvent aussi se coordonner via des talkies (souvent des couleurs spécifiques). Côté survivants, si tu vois deux joueurs « silencieux » qui se promènent ensemble sans parler, note-le.
Événements externes : blizzard, hystérie, téléportation
Les événements sont là pour casser les plans.
- Blizzard : visibilité réduite, et la chaleur descend plus vite. C’est le moment où les gens se perdent, où les traîtres piègent, où les bons joueurs regroupent.
- Mass hysteria : transforme les joueurs en lapins humanoïdes. Oui, c’est le bazar. Ça rend l’identification plus difficile, et ça peut créer des morts stupides.
- Teleportation : disperse tout le monde sur la map. Si tu n’avais pas prévu de bouffe et de chaleur, tu souffres.
Apprends à jouer « avec marge » : ne sors pas avec 10 % de faim en te disant « ça passe ».

Mort et fantômes : tu n’es pas totalement hors-jeu
Quand tu meurs, tu deviens un fantôme. Et tu peux interagir avec les vivants via des pouvoirs. C’est important parce que :
- tu peux aider ta team (selon ton camp),
- tu peux influencer la partie même mort,
- tu peux aussi… mettre une pression mentale. Les bons joueurs fantômes savent se rendre utiles sans être toxiques.
Crafting, ressources et mini techniques de combat
Où trouver les ressources (repères simples)
Autour de la cabin, tu as souvent des zones « typiques » :
- buissons plutôt à l’ouest,
- roche plutôt au nord ou nord ouest,
- arbres plutôt au sud.
Ce n’est pas une loi absolue, mais c’est un bon repère pour tes premières runs.
Crafting essentiel (le kit du débutant)
Quelques crafts qui sauvent des parties :
- Feu de camp : 2 bois, restaure la chaleur.
- Outils : minéral + bois pour fabriquer marteau, pioche (selon recette).
- Cuisine : les baies cuites remplissent un peu la faim.
Tu veux toujours avoir, dans le groupe, au moins une personne qui peut poser un feu rapidement. Et idéalement, une réserve de bouffe dans la cabin, mais attention : déposer de la bouffe te rend parfois suspect si quelqu’un pense au poison.
Effets de nourriture et poison
Il existe des effets. Et oui, boire du poison est possible. Un traître peut empoisonner, ou manipuler via la bouffe. Et un survivant peut aussi se faire avoir « par accident ».
Un pattern courant : quelqu’un dépose à manger, quelqu’un tombe malade, et on accuse. Si tu veux accuser, fais-le proprement : « j’ai mangé à telle minute, j’ai vu X près du stock ». Sinon, c’est juste du bruit.
Combat : charge d’attaque et gestion des slots
Deux astuces simples :
- Tu peux charger ton coup. Le sweet spot est vers 90 % pour maximiser les dégâts sans te ralentir comme à 100 %.
- Avoir un slot d’équipement vide augmente ta vitesse de course. Donc ne garde pas 4 trucs inutiles « au cas où ».

Animaux : mêlée, pas de panique
Les animaux doivent être gérés proprement. Conseil de base : privilégie le corps à corps pour certains fights, et évite de gaspiller tes munitions dans la panique. Et si tu vois des loups blancs pendant un objectif, c’est souvent un signe d’arrivée d’un événement type halestorm dans certaines configs.
Custom games : régler la partie pour apprendre (ou pour le chaos)
Les parties personnalisées permettent d’ajuster :
- durée : 30 à 180 minutes,
- fréquence des événements : 3 à 20,
- santé des survivants, traîtres, animaux : 1 % à 500 % (animaux jusqu’à 300 %),
- nombre min et max de traîtres : 1 à 3,
- rôles spécifiques.
Si tu apprends avec des amis, augmente un peu la durée et baisse la fréquence d’événements. Ça laisse respirer, et tu comprends mieux la boucle objectifs.
Rôles spéciaux : ceux que tu dois connaître rapidement
Selon les réglages, tu peux tomber sur des rôles.
Côté survivants
- Innocent : rien de spécial, mais souvent le plus fiable si bien joué.
- Medic : soutien, et très utile si l’équipe joue groupée.
- Transfuge (Defector) : commence avec une charge, récupère son pouvoir avec le temps, peut ouvrir une caisse traître quand chargé. Très ambigu, donc socialement compliqué.
- Soldier : connaît un armory proche, le révèle sur la map après la complétion du premier objectif, et il faut un code pour y accéder.
Côté traîtres
- Saboteur : orienté disruption, logique.
- Medic : oui, un traître medic, donc attention aux « je vais te soigner ».
- Hacker : charge récupérable, peut déverrouiller un bunker via déchets électroniques pour donner des ressources. Très fort pour accélérer un plan traître discret.
- Scientist : peut cloner des joueurs via le labo de sérum, avec un cœur, et a besoin d’un esprit pour un nouveau corps. C’est un rôle qui crée des situations franchement étranges.
Il existe aussi des mécaniques du style identity thief (vole le rôle et les capacités d’un mort). Si tu vois un comportement « impossible » selon le rôle annoncé, pense à ça.
Labo du professeur et « truth serum »
Le labo et le sérum de vérité peuvent retourner une partie. Pas parce que ça donne une vérité absolue en toutes circonstances, mais parce que ça crée un moment de groupe, une décision, une tension. Et les traîtres vont essayer de s’y glisser.
Si tu joues survivant : sécurise le trajet, annonce clairement qui fait quoi, et garde une personne en back up. Si tu joues traître : fais en sorte que ce moment devienne un débat interminable.
Conseils rapides pour progresser vite
- Ne te sépare pas trop tôt. Les premières minutes sont pour stabiliser chaleur et bouffe, puis lancer OBJ1.
- Annonce tes trajets : « je vais nord ouest roche, je reviens ». Ça construit ta crédibilité.
- Ne ramasse pas tout. Priorité : chaleur, bouffe, outil utile.
- Si quelqu’un te suit sans raison, demande lui directement. Et note la réponse.
- Traître ou survivant, joue le timer. Project Winter se gagne souvent sur 2 minutes de retard, pas sur un duel héroïque.
Conclusion
Project Winter récompense les joueurs qui savent faire deux choses en même temps : survivre au froid, et survivre aux autres. Apprends la boucle simple (jauges, cabin, objectifs), puis ajoute la couche sociale (infos propres, votes, talkies, timing). Et après quelques parties, tu vas sentir le vrai jeu apparaître. Celui où tu te dis « ok, là quelqu’un ment », et tu as presque envie de le laisser parler juste pour voir jusqu’où ça va.
Questions fréquemment posées
Qu'est-ce que Project Winter et en quoi se distingue-t-il des autres jeux de survie ?
Project Winter est un jeu de survie multijoueur social et semi coopératif avec identité cachée, développé par Other Ocean Interactive en 2019. Contrairement aux jeux de survie classiques où l'on craft et chasse simplement, ici la communication, la stratégie sociale et la méfiance sont au cœur du gameplay, avec 8 joueurs dont généralement 2 traîtres, dans une tempête de neige à gérer.
Comment se déroule une partie typique de Project Winter ?
Une partie dure 30 minutes pendant lesquelles les joueurs doivent coopérer pour s'échapper avant la fin du chrono. La partie oppose survivants et traîtres, avec des jauges à surveiller (santé, chaleur, faim). Le refuge principal est la cabin où se déroulent crafting, votes et accusations. La carte est divisée en grille 3x3 avec des repères lumineux pour faciliter la communication.
Quels réglages sont importants avant de lancer une partie ?
Avant de jouer, il est conseillé d'ajuster les paramètres vidéo (résolution, plein écran), vérifier les contrôles de déplacement (par défaut ZQSD) et surtout régler le micro ainsi que tester le push to talk. La communication vocale est essentielle dans ce jeu. En cas de joueur bruyant ou spammeur, il faut utiliser l'option mute via Échap > Player > Mute sans culpabilité.
Quels tutoriels sont disponibles pour bien débuter dans Project Winter ?
Le jeu propose plusieurs tutoriels : vidéo, interactif et textuel. Il est fortement recommandé de faire au moins le tutoriel interactif car il permet d'apprendre les micro-actions essentielles comme ouvrir, ramasser, crafter, réparer ou utiliser la radio qui sont cruciales pour bien jouer dès les premières parties.
Comment fonctionne la communication dans Project Winter ?
La voix proximale est centrale pour communiquer avec les joueurs proches. L'outil tactique clé est le talkie-walkie que l'on trouve en jeu. Certains talkies ont des couleurs spécifiques permettant à deux joueurs ayant la même couleur de communiquer à distance en appuyant sur Ctrl. Attention aux traîtres qui peuvent exploiter ces talkies ; il faut donc annoncer ou cacher leur présence consciemment.
Quelles sont les mécaniques clés à surveiller durant une partie ?
Il faut constamment surveiller trois jauges : santé (diminue si blessé ou affaibli), chaleur (baisse quand on est dehors) et faim (diminue avec le temps). Ignorer ces jauges peut conduire à s'effondrer et susciter la méfiance des autres joueurs. La gestion du temps (30 minutes max) impose une pression constante pour avancer vers l'évasion.


